Pièce de théâtre : Le roi se meurt


Une pièce de : Eugène Ionesco 
Mise en scène : Georges Werler 
Avec : Michel Bouquet, Juliette Carré, Nathalie Bigorre, Pierre Forest, Lisa Martino et Sébastien Rognoni
 

Le roi Bérenger Ier va mourir. Les signes annonciateurs "ne trompent pas" : arrêt du chauage, multiplication des toiles d'araignées, fissures dans les murs. La reine Marie, la seconde épouse, se désole et veut lui cacher la vérité. La reine Marguerite, la première épouse, et le médecin s'accordent pour l'éclairer afin qu'il meure dignement. Mais Bérenger ne veut pas mourir. Il cherche quelqu'un pour mourir à sa place. Il supplie, ordonne, se révolte. La reine Marguerite l'amène peu à peu à accepter son destin, celui de tous les hommes, tandis que disparaissent un à un tous les signes de la royauté. 
Michel Bouquet revient avec "Le Roi se meurt" qui remporta deux Molières, dont celui du meilleur acteur en 2005. Dans des décors d'Agostino Pacé et des costumes de Pascale Bordet, cette pièce s'annonce comme l'un des principaux événements de la rentrée théâtrale. 

LE MOT DE GEORGES WERLER 
" Depuis que nous avons abordé en 1993 notre premier travail sur "Le Roi se meurt" nous n'avons jamais cessé de nous interroger sur l'oeuvre de cet immense dramaturge. Et pourtant nous avons mis un an avant de prendre la décision de monter la pièce. De nombreuses lectures en tête à tête. L'oeuvre attirait Michel et il la craignait tant le personnage de Béranger Ier lui semblait proche et pourtant inatteignable dans son mystère. Chaque fois que nous l'avons reprise, et c'est aujourd'hui la quatrième, nous avons toujours ressenti la nécessité de repasser par l'innocence et la découverte. C'est comme si nous avions tous les deux besoin de revenir physiquement à cette réexion métaphysique de la vie et de la mort et du rituel par lequel le personnage doit passer et comme chacun de nous devra le faire. C'est avec une certaine "sourance heureuse" que nous constations combien Béranger Ier s'amusait de nous en nous faisant croire que nous avions enn pénétré dans le royaume de l'impénétrable. Facétie de Ionesco dont nous ne pourrons jamais eacer de nos mémoires le sourire si généreux avec lequel il nous accueillait à chacune de nos visites. Il est parti en nous laissant aussi démunis mais pleins d'une éternelle reconnaissance. Et nous nous remettons aujourd'hui sur le métier à nouveau remplis d'un fol espoir. "

Cour d'honneur du Château Comtal Carcassonne